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Les Services de répit

Qu’est-ce que le répit?

Le répit peut se définir comme « l’ensemble des activités […] visant à diminuer le stress et la fatigue physique et émotionnelle » des personnes proches aidantes. Les services de répit ont pour but de les libérer des responsabilités rattachées à leur rôle. En étant rassurée sur la sécurité et le bien-être de son proche, la personne aidante peut prendre du temps pour elle, s’adonner à diverses activités à l’extérieur du domicile, telles que partager un repas au restaurant avec un ami, aller faire des courses ou se rendre à un rendez-vous médical, partir en vacances ou simplement se détendre.

Les services de répit sont cruciaux pour prévenir ou réduire l’épuisement des personnes proches aidantes, améliorer leur qualité de vie et permettre le maintien à domicile des personnes dont elles prennent soin.

Il existe plusieurs types de répit. Voici les plus courants :

• Le répit en établissement public d’hébergement

• Le répit de l’organisme Baluchon Alzheimer

• Le centre de jour

• Le répit à domicile

• Le répit accessoire


Le répit en établissement public d’hébergement

Les CHSLD publics fournissent souvent des services de répit dans une unité d’hébergement temporaire. Le séjour minimum permis est de 4 jours et le maximum est généralement de 21 jours. Il y a aussi normalement une limite de 90 jours/année (3 mois) qu’une même famille peut utiliser. Les frais de base sont de 15 $ à 17 $ par jour, auxquels peuvent s’ajouter des frais additionnels pour des services supplémentaires, comme le câble. Au cours de leur séjour, les personnes en hébergement temporaire bénéficient des services professionnels du CHSLD et ont l’option de participer aux activités de loisir.

Les demandes d’hébergement temporaire en milieu public doivent être faites au CLSC du territoire de résidence de la personne aidée. La réservation, l’évaluation des besoins, les documents nécessaires, les détails du cheminement de la demande et les critères d’admissibilité sont pris en charge par le CLSC. La personne aidée ou sa famille ainsi qu’un médecin doivent signer les documents d’autorisation. Le transport est généralement sous la responsabilité de la famille. Les personnes dont l’état de santé nécessite des soins importants ne sont généralement pas admises.

Comme les services d’hébergement temporaire publics sont fréquemment utilisés par les familles lors des vacances de Noël ou pendant la saison estivale, il vaut mieux faire sa réservation longtemps d’avance afin d’obtenir la période et le lieu de son choix.

***Advenant la non-disponibilité de ressources publiques, il existe aussi des services d’hébergement temporaire privés. Pour en trouver, on peut s’adresser aux agences d’hébergement privé.

 

Le répit de l’organisme Baluchon Alzheimer

Le Baluchon Alzheimer est un organisme communautaire qui offre un autre type de service de répit de longue durée, subventionné par le gouvernement. Les services, fournis à domicile, sont destinés aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou autre maladie apparentée. Lors des « baluchonnages », une personne formée, appelée « baluchonneuse », vient habiter au domicile de la personne aidée 24 heures sur 24.

La durée minimum du service est de 4 jours, et le maximum est de 14 jours. Les frais sont de 15 $ par jour dans la plupart des régions du Québec. Pendant la période de baluchonnage, la baluchonneuse reste seule avec la personne aidée, afin que la personne proche aidante puisse réellement obtenir un temps de répit-vacances. L’objectif est qu’elle puisse décrocher et sortir de son environnement. Cependant, les visites d’amis et de la famille sont recommandées, et les services de soutien à domicile du CLSC déjà en place sont maintenus.

Pour faire une demande, il faut communiquer avec votre CLSC. Les requêtes sont prises en charge par Baluchon Alzheimer un maximum de trois mois avant la date demandée.

 

Le centre de jour

La plupart des CIUSSS et CISSS du Québec offrent des services de répit dans leurs centres de jour publics, aussi parfois appelés « haltes-répits ». Il s’agit d’un répit de généralement un ou parfois deux jours par semaine. La personne aidée bénéficie d’une sortie qui comprend habituellement des exercices thérapeutiques adaptés, des activités sociales et de loisir ainsi qu’un repas. Tout se passe en groupe, et les personnes participantes sont prises en charge par du personnel adéquatement formé, comme des éducatrices spécialisées, des infirmières et infirmiers, des travailleuses sociales et travailleurs sociaux, des thérapeutes en réadaptation, des ergothérapeutes… mais aussi des bénévoles et des stagiaires,

Des services spécialisés sont parfois proposés, comme la zoothérapie, les arts, la massothérapie et plus. Le transport peut être fourni par le centre de jour, mais des frais sont à prévoir pour ce service, ainsi que pour le repas.

Le centre de jour est souvent situé dans un CHSLD public mais, dans certaines régions, il se trouve en HLM ou en résidence privée pour rendre son accès encore plus facile.

Les objectifs du centre de jour sont d’améliorer ou de maintenir l’autonomie de la personne aidée, de briser son isolement et de fournir du répit aux personnes proches aidantes. Habituellement, on forme différents groupes qu’on adapte selon les problématiques des participantes. Les personnes ayant des troubles de comportement importants, qui nécessitent une surveillance soutenue, ne sont généralement pas admissibles dans ce type de répit.

Le centre de jour est intégré au répertoire de services de soutien à domicile publics du CLSC. Pour y avoir accès, il faut faire une demande au CLSC de la personne aidée ou ouvrir un dossier. Par la suite, le CLSC fera l’évaluation requise, informera la famille des services existants et des critères d’admissibilité. Les demandes sont acceptées en fonction de la cote Iso-SMAF (système de mesure de l’autonomie fonctionnelle) de la personne aidée. Une fois retenu, le dossier est ajouté à une liste d’attente.

*** Advenant la non-disponibilité du centre de jour public, il existe des centres de jour/haltes-répits offerts par des organismes communautaires, comme les Sociétés Alzheimer, les centres communautaires pour aînés, les entreprises d’économie sociale, etc.

 

Le service de répit à domicile

Dans le répit à domicile, la personne aidée est prise en charge chez elle, pendant quelques heures, par une personne préposée formée. Il fait partie d’une gamme de services de soutien à domicile publics (les programmes SAD ou SAPA) offerts par les CLSC.

Ce répit est très souvent jumelé à un autre service de soutien à domicile, comme l’aide à l’hygiène ou aux repas ainsi que les activités de stimulation, selon la situation de la personne aidée. La durée maximale du répit à domicile du CLSC est généralement de trois heures, mais cela peut varier selon le CLSC. Ce service est couvert par la RAMQ.

Pour s’inscrire, la demande doit être faite au CLSC. À noter que seul le proche aidant vivant avec l’aidé et ne pouvant laisser ce dernier sans surveillance pour une question de sécurité a la possibilité de se prévaloir de service.

*** Le répit à domicile est aussi proposé par des organismes communautaires, comme les Sociétés Alzheimer, qui ont souvent un programme de stimulation/accompagnement à domicile pour les personnes âgées atteintes de pertes cognitives.

Les associations de personnes proches aidantes peuvent aussi offrir ce service ainsi que les entreprises d’économie sociale en soutien à domicile (EÉSAD) et les centres d’action bénévole. Les frais varient selon l’organisme, et les services peuvent être subventionnés ou non. Les personnes que le CLSC envoie aux organismes communautaires bénéficient parfois d’une subvention ou d’une réduction de frais. Il est également possible de retenir les services payants de répit à domicile auprès d’une agence de soutien à domicile privée ou d’engager un préposé qui est travailleur autonome.

 

Le répit accessoire

Le répit à domicile, le répit en centre de jour ou la halte-répit peuvent aussi être fournis en tant que « répits accessoires »pendant que la personne aidante participe à une activité dans un organisme (p. ex. : un groupe de soutien ou une formation pour proches aidants, une activité de loisir dans un centre d’action bénévole).

Le CLSC, par exemple, peut proposer un service de répit accessoire pour permettre aux aidants d’assister à leur groupe de soutien. Certains centres pour aînés, centres d’action bénévole, Sociétés Alzheimer et autres organismes communautaires en offrent aussi pendant leurs activités.

Pour savoir si une activité vient avec un répit accessoire et se renseigner sur les critères d’admissibilité et les frais, il faut communiquer avec l’organisme en question.