Hébergement
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Héberger son proche dans le secteur public

Types d’hébergement public

La Ressource de type familial (RTF) est administrée par une personne qui accueille à son domicile principal jusqu’à neuf adultes en perte d’autonomie. Ces personnes lui sont référées par un établissement du réseau de la santé et des services sociaux, afin de leur offrir un milieu de vie familial. On y offre des services d’hébergement gîte, de repas, de soutien et d’assistance.

La Ressource intermédiaire (RI), administrée par une personne ou une entité, offre un milieu de vie naturel comprenant des services de soutien et d’assistance pour les personnes en perte d’autonomie légère à modérée. Il existe quatre types de ressources intermédiaires : appartement supervisé, maison de chambres, maison d’accueil et résidence de groupe.

Le Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) public accueille les personnes en perte d’autonomie sévère dont le maintien à domicile est devenu impossible et non sécuritaire. On trouve dans ces établissements financés par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) les services suivants : suivis médicaux, gestion de médicaments, soins d’hygiène, soins spécialisés et activités de loisirs.

Contrairement aux CHSLD publics, les CHSLD privés conventionnés sont administrés par un particulier propriétaire, détenteur d’un permis accordé par le MSSS lui permettant de gérer un nombre de places préétabli.

La contribution financière demandée est calculée par le Service de la contribution et de l’aide financière de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Plusieurs facteurs sont pris en considération pour ce calcul, tels que le type de chambre ainsi que la capacité financière de la personne qui en fait la demande.

 

Demande d’admission

La demande d’hébergement doit être faite auprès du service de Soutien à domicile (SAD) ou du programme Perte d’autonomie liée au vieillissement (PALV) du CLSC. Un travailleur social ou une travailleuse sociale évaluera les besoins et le niveau d’autonomie de l’aîné, afin de choisir le milieu d’hébergement le plus approprié. Normalement, le processus d’hébergement public est entamé depuis le domicile ou la résidence privée de la personne âgée. Cependant, dans les cas où le retour à la maison n’est pas possible en raison d’une hospitalisation, la demande d’hébergement peut se faire à partir de l’hôpital.

En présence de crise médicale ou sociale (comme dans les cas d’épuisement, de conflit ou d’abus), il est possible de faire une demande d’hébergement d’urgence. Si la personne n’est pas déjà en attente d’un hébergement public, un transit sera fort probablement accordé par le Mécanisme d’accès à l’hébergement (MAH).  Si la personne aidée habite loin de ses proches aidants, la personne et sa famille peuvent décider d’entamer une demande d’hébergement hors région. Dans ce cas, le Mécanisme d’accès à l’hébergement (MAH) de la région de la personne âgée transmet la demande au MAH de la région désirée. Habituellement, les résidents de la région des MAH sont priorisés pour les hébergements publics. Donc, les demandes provenant de l’extérieur de la région prennent souvent plus de temps.

La travailleuse sociale du CLSC peut fournir des renseignements concernant les listes d’attente et la priorisation de la personne. Cependant, elle ne sera pas en mesure de vous indiquer le temps d’attente avec précision, car les listes bougent constamment. Elle vous avisera lorsqu’une place se libérera. Selon les politiques du MAH de la région, il est possible que la personne n’ait pas le droit de refuser son hébergement sans que sa demande soit annulée.

 

En cas d’insatisfaction

Vous pouvez d’abord communiquer avec le comité des résidents du milieu d’hébergement, qui a pour mandat d’assurer le respect des droits des résidents ainsi que la qualité des services. Pour porter plainte ou pour signaler une situation préoccupante, vous pouvez vous adresser au commissaire aux plaintes et à la qualité des services de votre région. Les Centres d’assistance et d’accompagnement aux plaintes sont également là pour vous soutenir dans vos démarches, au besoin. Si vous êtes insatisfait de la réponse reçue par le commissaire, vous pouvez soumettre votre plainte au protecteur du citoyen.


Sources