Alzheimer et autres maladies neurodégénératives
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Ce qu'il faut savoir sur la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente, après l’Alzheimer. Elle touche, au Québec seulement, 25 000 personnes. La fiche suivante vous présente les principales informations à connaître sur les symptômes, le diagnostic, les facteurs de risque, les phases d’évolution et les traitements de la maladie.


SYMPTÔMES

Hormis la lenteur, la rigidité et le tremblement - qualifiés de symptômes moteurs – d’autres changements peuvent se manifester chez de nombreux patients. Ces changements - ou symptômes non moteurs - peuvent apparaître avant les symptômes moteurs et avoir un impact sur la qualité de vie de la personne atteinte. Beaucoup de patients ne se rendent pas compte que ces symptômes non moteurs sont reliés à la maladie de Parkinson. 

Symptômes moteurs

Symptômes non moteurs *

  • Lenteur du mouvement
  • Rigidité musculaire
  • Tremblement au repos
  • Instabilité posturale

 

  • Troubles gastro-intestinaux (problèmes de déglutition et de mastication, nausée, ballonnement, constipation…)
  • Hypotension orthostatique (= baisse de la tension artérielle)
  • Troubles urogénitaux (incontinence, troubles sexuels…)
  • Troubles de la thermorégulation (transpiration excessive)
  • Troubles du rythme veille-sommeil (difficultés à s’endormir, somnolence diurne…)
  • Troubles de la sensibilité (douleurs, troubles de la vue…)
  • Troubles neuropsychiatriques et cognitifs (dépression, anxiété…)

* Les symptômes non moteurs peuvent varier considérablement d’un patient à l’autre.

Si vous ou un proche souffrez de certains de ces symptômes, cela ne veut pas dire qu’il s’agit de la maladie de Parkinson. Rendez-vous sur le site de Parkinson Québec pour obtenir plus d’informations sur la maladie ou parlez-en avec votre médecin.

DIAGNOSTIC

Il a été démontré que la maladie peut commencer bien avant le diagnostic, en pleine vie active. Le diagnostic peut s’établir notamment par l’identification d’au moins deux des trois symptômes majeurs de la maladie : lenteur dans les mouvements, rigidité, tremblements au repos. Cependant, les causes exactes de la maladie demeurent inconnues.

FACTEURS DE RISQUES

Si la cause de la maladie reste encore indéterminée, plusieurs facteurs entrent en jeu dans son apparition :

  • Les gènes. Certaines mutations génétiques peuvent entraîner la maladie. Elles restent rares sauf dans les cas de familles où plusieurs membres sont atteints.
  • Les facteurs environnementaux. L’exposition à certains polluants (herbicides et pesticides notamment) peut accroitre les risques de la contracter.
  • L’âge. Les jeunes adultes sont rarement touchés par la maladie qui apparaît plutôt en milieu et surtout en fin de vie.
  • Le sexe. Les hommes sont plus à risque que les femmes.

 

PHASES D'ÉVOLUTION

La maladie de Parkinson est marquée par la dégénérescence des neurones qui produisent la dopamine (ou neurones dopaminergiques). Ces neurones sont essentiels pour contrôler les mouvements du corps. La maladie évolue différemment d’un patient à l’autre, mais il est généralement possible de distinguer 4 grandes phases d’évolution : premiers symptômes ; équilibre thérapeutique ; complications motrices ; phase avancée.

 

TRAITEMENTS

Les traitements actuels agissent sur les symptômes, mais ne guérissent pas la maladie. L’enjeu de la recherche est de repérer la maladie le plus tôt possible dans l'espoir de la freiner.

Six classes de médicaments sont actuellement disponibles pour réduire les symptômes : la lévodopa, les agonistes dopaminergiques, les anticholinergiques, l’amantadine, les inhibiteurs de la MAO-B et les inhibiteurs de la COMT. Il importe de bien les connaître, de même que les principes généraux qui guident votre médecin dans le choix de traitement. Les pharmaciens peuvent également répondre aux questions sur la médication et donner des précisions sur la gestion des prises de médicaments.

Ceci dit, avoir la maladie de Parkinson ne signifie pas qu’il faut cesser toute activité. Au contraire, être actif, faire des étirements, avoir une bonne posture sont autant d’éléments clés pour assurer la qualité de vie des personnes atteintes.

RÉVISÉ PAR :

Francesca Cicchetti, PhD

Chercheuse régulière
Axe Neurosciences, CHUL

Professeure agrégée
Département de psychiatrie et de neurosciences
Faculté de médecine, Université Laval


Sources