Dans le passé, le terme de « doula » était utilisé pour décrire la femme du village s'occupant des grands passages de la vie des habitants. « Thanadoula » vient de l’association de deux mots : Thanatos, dieu grec de la mort, et doula.
« Dans ma pratique, j'utilise “thanadoula” pour mes services de fin de vie et “doula” pour ce qui est naissance et périnatal. C’est pour faire la différence dans ma tête. Certains parlent de “doula de fin de vie”. »
Ses services de thanadoula s’adressent à la personne en fin de vie et/ou à ses proches. Elle offre de l’écoute, du soutien et du répit, avant le décès, pendant et après, selon les besoins de ses clients.
Il peut s’agir de cas d’aide médicale à mourir ou de demandes de soutien dans la période de deuil, de legs et de succession. « Des conflits familiaux. Des chicanes non réglées. Des croyances, bien différentes d’une personne à l’autre. Et l’aide médicale à mourir, centrale dans les conflits. La thanadoula doit jongler avec tout ça! »
Les besoins sont variés. Pour certains proches aidants épuisés, il faut du répit : la thanadoula veille alors sur la personne à la maison. Pour d’autres, un support émotionnel est demandé pour parler des peurs ou préparer « l’après. »
Il y a également des demandes pour la planification de fin de vie. Est-ce que je veux décéder à la maison? Qu'arrive-t-il si je suis sous sédation à l'hôpital? Quel est mon niveau de tolérance à la douleur? Est-ce que je préfère être conscient jusqu'à la fin?
« Mon rôle n’est pas de faire les papiers de la personne, plutôt de rappeler ce qui doit être fait. La thanadoula donne des ressources et réfère vers les professionnels en mesure de faire les démarches. »