Ajuster notre sexualité quand des circonstances nous obligent à le faire est mon premier conseil. La flexibilité permet de transformer notre sexualité. La pénétration ou l’orgasme sont-ils notre seul objectif? Y a-t-il une autre façon de se donner de l’affection et du plaisir? Une panoplie d'options s’ouvre alors. Par exemple, un regard peut être sexy. On peut échanger des fantasmes verbalement, ou déplacer nos zones érogènes; des personnes avec handicaps physiques n'ayant plus accès à des sensations au niveau de leurs organes génitaux, apprennent à développer des sensations de plaisir aux oreilles, au nombril ou aux mamelons, par exemple. D'autres choisissent de se concentrer sur le fait d'offrir du plaisir à l’autre, en privilégiant le sexe oral. Tout ça nécessite souvent de redéfinir son identité masculine et son identité féminine. Par exemple, des femmes vont choisir de moins associer leur vulve à leur féminité, pour privilégier leurs seins.
Un autre conseil serait d’avoir une discussion, même avant que quelque chose n’arrive! Un peu comme préparer un testament… Qu’arrive-t-il si l’un de nous devient handicapé? Comment gérer notre relation si la maladie fait en sorte que nous ne sommes plus capables de sexualité? Comment modifier notre sexualité si un problème de santé survient? Envisage-t-on d'ouvrir notre couple? Si je te permets d’aller voir ailleurs, vas-tu me tenir au courant, ou pas? Et si l’ouverture consentante n’est pas envisageable pour notre couple, que ferons-nous?
Troisième conseil : cherchez des ressources! Parfois, on n’a pas encore les outils pour avoir les discussions et pour s’adapter. On peut peut-être aller voir un sexologue, ou en parler avec son entourage. Bref, avoir du soutien pour pouvoir ventiler, parler et éviter de s'isoler.