Les conseils d’une nutritionniste pour aider son proche aîné à mieux manger sans trop s’en mettre sur les épaules

24 mars 2026

Les conseils d’une nutritionniste pour aider son proche aîné à mieux manger sans trop s’en mettre sur les épaules

Avec l’âge, l’appétit tend à diminuer. Si vous prenez soin d’une personne aînée, vous avez peut-être remarqué que les repas sont accueillis avec moins d’enthousiasme. À cet âge, la perte de poids peut pourtant mener à une diminution de la masse musculaire et de la densité osseuse, des facteurs qui pourraient nuire à la qualité de vie.

24 mars 2026
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Alors, comment promouvoir une saine alimentation pour son proche aîné sans trop s’en mettre sur les épaules? On a posé la question à la diététiste Louise Lambert-Lagacé. Avec 17 livres à son actif, celle qui est aussi grand-mère et arrière-grand-mère s’est spécialisée en nutrition pour les aînés.

  1. Priorité aux protéines
    Saviez-vous qu’une personne aînée sur 4 ne comble pas ses besoins en protéines? Pour contrer la perte de muscles, la nutritionniste propose d’abord de revoir à la hausse la proportion de protéines dans les assiettes. Elle recommande de remplacer des aliments classiques comme le lait, les pâtes et le pain par leurs versions enrichies en protéines, que l’on trouve facilement en épicerie. Les œufs, les légumineuses, le poisson en conserve et le poulet sont d’autres aliments protéinés qui complètent bien les assiettes.
  2. Les collations, ça compte aussi!
    «Pour certaines personnes âgées, manger devient une corvée», reconnaît Louise Lambert-Lagacé. Dans ce cas, on peut remplacer les trois repas classiques par six bonnes collations: un yogourt grec avec des fruits, une poignée de noix, un œuf cuit dur, du hummus et des crudités… L’important est de manger suffisamment, même si cela se fait en petites étapes.
  3. Les sauces sont vos alliées
    Voyez les sauces comme des véhicules aux mille et une possibilités. En y ajoutant un peu de crème ou de fromage, on augmente l’apport calorique et protéiné du repas. On peut aussi y glisser quelques légumes broyés. En raison de leur forme liquide, les sauces facilitent l’avalement des aliments, un processus qui peut devenir plus compliqué pour les aînés.
  4. Cuisiner avec ses 5 sens
    Quand les sens sont éveillés, l’appétit s’ouvre! L’arôme d’ail grillé qui emplit la cuisine, la couleur des légumes ou même la texture des aliments dans l’assiette: ce sont des façons simples de motiver son proche à s’alimenter.
  5. Prendre soin de soi, ça aussi, c’est important!
    Vous est-il déjà arrivé de passer une journée à prendre soin de votre proche avant de constater que vous avez à peine mangé? «C’est important de se protéger soi-même», rappelle la nutritionniste. Commencer la journée par un bon déjeuner, se munir d’un thermos de lait chaud et de collations nutritives permet de s’assurer de bien s’alimenter tout au long de la journée.

Merci à Louise Lambert-Lagacé pour ces précieux conseils. Son livre Il n’est jamais trop tard pour mieux se nourrir est disponible à votre bibliothèque locale et dans toutes les librairies.

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