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Être jeune proche aidant

Drawing of a man brooming inside an head

Êtes-vous jeune proche aidant ou jeune proche aidante?

Donner un bain à son père malade, apporter un soutien émotionnel à un proche, s’occuper de son frère handicapé : les jeunes proches aidants ont des responsabilités d'adultes dont ils n'osent pas souvent parler. Leur réalité passe souvent inaperçue.

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Subject Les multiples visages des personnes proches aidantes

Être jeune proche aidant ou jeune proche aidante

En 2012, une enquête de Statistique Canada estime que 27 % de jeunes Canadiens de 15 à 29 ans fournissent des soins à un membre de leur famille ou à un ami ayant des problèmes de santé, une incapacité physique ou des limitations liées au vieillissement. Les grands-parents sont les principaux bénéficiaires de l’aide des jeunes aidants, les parents (27 %), la fratrie ou un autre membre de la famille (11 %), un ami ou un voisin (14 %).

La réalité des jeunes proches aidants est peu connue et souvent invisible aux yeux de leurs amis et entourage. Ils assument pourtant des responsabilités d'adultes : un adolescent donne un bain à son père malade, un autre apporte un soutien émotionnel à un proche, un enfant s’occupe de son frère handicapé, une jeune fille prend en charge les repas de la famille, une jeune adolescente s’occupe d’un grand-parent en perte d’autonomie.

Apporter son soutien à une personne malade ou à une personne qui a des incapacités a des implications pour les jeunes proches aidants :

  • Leur vie sociale, la réalisation de leurs projets de vie, leurs rêves, leurs ambitions, leurs désirs et leur besoin de vivre leur jeunesse ou encore de débuter leur premier emploi sont affectés;
  • L’équilibre familial est bouleversé;
  • Ils sont susceptibles de vivre différentes formes de deuil;
  • Parfois, être personne proche aidante a des effets bénéfiques : le sentiment d’être utile, une connaissance de soi, une maturité ou encore le développement de liens familiaux forts.

La société québécoise constate et valide les réalités vécues par les jeunes proches aidants. Elle veut leur donner davantage de visibilité et soutenir leur équilibre. La loi les reconnait; cela veut dire que des dispositifs se mettent mis en place pour soutenir et aider les jeunes proches aidants, comme l'initiative du Réseau avant de craquer soutenue par l'Appui pour les proches aidants.

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Vous retrouvez-vous dans les mots de Pénélope? Quels sont les gestes et émotions qui sont aussi les vôtres? Est-ce votre réalité? Faites-vous partie des partie des 1 500 000 personnes proches aidantes au Québec?

Témoignages de jeunes proches aidantes

patricia grandmont

Patricia Grandmont est jeune proche aidante de sa grand-mère

« Porter tout cela quand on est jeune, c’est beaucoup. Par chance, dans mon cas, le chapeau de la proche aidance je l’ai partagé avec ma sœur, ma mère et mon père, ce qui fait que la charge mentale à porter seule était moins dense ».

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Daphnée Ayotte

Daphnée Demontigny, 23 ans, est jeune proche aidante de sa mère Sandra atteinte d'Alzheimer précoce

« J'ai souvent l'impression que je pense pour trois : moi, mon bébé, ma mère. Au quotidien j'arrive assez bien à gérer. Je suis en congé de maternité alors on est souvent dans le même environnement [à la maison]. (...) Ça se fait relativement bien. Ce qui est plus difficile, c'est les sorties. (...) c'est plus prenant pour moi ».

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Sarah-Maude

Sarah-Maude est jeune proche aidante de son voisin atteint de la maladie d'Alzheimer

« De créer une amiitié avec mon voisin, ça me fait tellement chaud au coeur. Hier il m'a dit : "je t'aime beaucoup Sarah-Maude". J'ai eu les yeux pleins d'eau ».

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Penelope Theriault

Pénélope Thériault est depuis trois ans jeune proche aidante de sa mère

« [Avant le diagnostic] Ma mère se fachait après moi : "Je t'ai dit de faire ça, mais tu l'as pas fait!" Moi, je lui disais : "Mais, tu ne m'as jamais demandé de faire ça!" Ça me poussait encore plus loin de ma mère ».

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joany

Joany, Dave et Marie sont chacun jeune proche aidant d'un proche atteint d’un trouble mental

Joany : « J'ai souvent eu ce sentiment que les gens me jugaient. J'emmenais pas personne à la maison parce que j'avais un sentiment de honte ».

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Comment recevez-vous ces paroles de jeunes proches aidantes? Quels éléments avez-vous en commun avec elles et quelles sont les différences? Et vous, que diriez-vous de votre parcours et de votre expérience? Qu'avez-vous envie d'exprimer?

Des questions et pistes de réponses

Au CLSC, on m'a dit que je suis une personne proche aidante. Est-ce j'en suis une?

Nous vous suggérons d'écouter les témoignages des jeunes proches aidants présentés plus haut; c'est souvent en entendant les autres parler que l'on comprend notre réalité. Vous reconnaissez-vous? Obtenez plus d'informations sur ce qu'est une personne proche aidante et à quoi cela sert de savoir que l'on est proche aidant.

Je suis au cégep et je m'occupe de ma mère en même temps. Je trouve ça compliqué et je suis fatigué. Qui peut m'aider, qui contacter d'abord?

Concilier études et proche aidance est difficile. Cela pourrait occasionner des difficultés de concentration, d’absentéisme, voire d’abandon des études. Avez-vous suffisamment de soutien? Pouvez-vous compter sur votre entourage? Il vous faut peut-être de l'aide à la maison. Les conseillers et conseillères d'Info-aidant peuvent vous épauler à faire les premiers pas pour demander des services. Contactez-les par clavardage, courriel ou téléphone.

Que veut dire « répit » et est-ce que je peux en avoir?

Ce sont des services mis en place pour vous libérer des responsabilités rattachées à votre rôle de jeune proche aidant et pour permettre d'avoir du temps, des loisirs et de voir vos amis. Des services adaptés à vos besoins existent.

Mon père fait une dépression. Est-ce que je suis sa personne proche aidante?

Comme vous, de nombreux jeunes côtoient une personne présentant un trouble mental, que ce soit un parent, un frère, une sœur, un conjoint ou un ami. Parfois proches aidants malgré eux, ces jeunes ont tendance à ne pas s’identifier comme tels et vont rarement chercher de l’aide. Ils vivent souvent inquiétude, stress, culpabilité ou encore stigmatisation et sont plus à risque de développer eux-mêmes un problème de santé mentale. Le Réseau avant de craquer, des outils et 10 conseils pour aider un proche avec trouble mental vous seront utiles.

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