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Soutenir un proche vivant avec une maladie mentale

Le 7 décembre 2018 par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication, projet "Proche en tout temps", Le Gyroscope du Bassin de Maskinongé.

Découvrez que faire ou ne pas faire lorsqu'on soutient un membre de notre entourage qui vit avec une maladie ou problème de santé mentale.


Dans le cadre du projet Proche en tout temps, nous entendons par « maladie ou problème de santé mentale » l’une des cinq maladies suivantes : la schizophrénie, le trouble bipolaire, la dépression, l’anxiété et les TOC (troubles obsessionnels-compulsifs) ainsi que le TPL (trouble de la personnalité limite).

PROCHE AIDANT OU MEMBRE DE L’ENTOURAGE?

En santé mentale, nous préférons parler de membres de l’entourage que de proches aidants. Car le terme proche aidant est souvent perçu comme désignant quelqu’un qui prend soin d’une personne en perte d’autonomie, majoritairement d’ordre physique ou cognitif. Or, pour une personne qui vit avec un problème de santé mentale, on vise le rétablissement et ce, peu importe l’âge. Car même pour une personne aînée, il est possible de viser le rétablissement au niveau de sa santé mentale même si pour d’autres sphères de sa vie, il pourrait y avoir perte d’autonomie. Rétablissement peut signifier guérison, si on prend l’exemple de certaines formes de dépression mais aussi, surtout, cela signifie l’adaptation de la personne atteinte à sa condition de santé mentale ainsi que la stabilisation de ses symptômes, lui permettant de mener une existence satisfaisante.

QUOI FAIRE ET NE PAS FAIRE

Bien qu’il soit impossible de résumer en quelques lignes, tout ce qu’il est envisageable de faire ou de ne pas faire, voici quelques pistes de solution pour les membres de l’entourage :

  • Avoir une conversation franche et ouverte avec votre proche au sujet de sa maladie (diagnostiquée ou non), de son vécu. Il va être important de choisir un moment propice à la conversationet de respecter son rythme. Il se peut qu’il refuse d’en parler de prime abord.
  • Demander à la personne si elle a besoin d’aide dans certaines sphères de sa vie. Si oui, voyez quelles sont les tâches que vous pouvez faire de façon réaliste, en respectant vos limites, et quelles tâches pourraient être confiées à d’autres personnes de l’entourage. Un conseil de famille, d’amis, pourrait être une bonne idée.
  • Veiller à sa propre santé en définissant des critères objectifs par rapport à votre sommeil, votre alimen-tation, votre niveau d’énergie, votre humeur et quoi faire dans le cas où un ou plusieurs de ces critères font défaut : se confier à un(e) ami(e), une promenade dans la nature, contacter une association de membres de l’entourage, consulter son médecin…
  • Voir si certaines tâches peuvent être confiées à la communauté : le pilulier peut être préparé par le pharmacien, on peut faire appel à un taxi, etc.
  • Valider régulièrement les besoins du proche : peut-être avait-il besoin d’aide pour la préparation de ses repas lors d’un moment où il était particulièrement désor-ganisé mais, une fois stabilisé, il est capable de reprendre cette tâche pour lui-même. Il est essentiel de ne pas « sur-aider », qui revient à infantiliser. Le sentiment d’accomplissement d’un être humain passe par sa capacité à répondre
  • Faire preuve de bienveillance et de lâcher-prise tant envers votre proche qu’envers vous-même.

VOUS CONNAISSEZ UNE PERSONNE DE 65 ANS ET + QUI VIT AVEC UN PROBLÈME DE SANTÉ MENTALE? Proche en tout temps a été conçu pour vous!

Chaque mois, retrouvez nos articles et nos capsules d’information (articles dans La Gazette de la Mauricie, chroniques-radio au 103.1 et au 92.9 C FUT, courtes vidéos)  partagées sur la Page Facebook Proche en tout temps et disponibles sur le site internet Proche en tout temps, au fur et à mesure de leur création.