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Apprivoiser le changement

Le 19 décembre 2019 par Julie Martin, L'Appui Centre-du-Québec

Peu importe le contexte dans lequel vous êtes devenu proche aidant, vous avez à vous adapter à une diversité de situations. L’adaptation peut être relativement simple, mais parfois plutôt complexe.


Vous pouvez être appelé à vous adapter à la situation de l’aidé (perte d’autonomie, maladie, incapacités), à son milieu de vie (domicile, résidence privée, CHSLD), aux soins médicaux à fournir ou à organiser, etc. Vous devez aussi parfois redéfinir votre relation, jongler avec de nouvelles responsabilités, trouver un nouvel équilibre dans votre conciliation travail et vie personnelle, etc. 

La somme de tout cela amène son lot d’inquiétudes et peut causer de petits ou de grands stress pour vous. C’est tout à fait légitime d’en avoir et tout autant de les partager.

Comment aborder nos inquiétudes face aux changements?

La pudeur, la crainte d’augmenter le niveau d’anxiété de la personne que l’on aide, ne pas savoir comment aborder la question sont autant de freins qui vous empêchent d’exprimer vos inquiétudes. Certaines situations sont plus difficiles que d’autres, comme lorsque la relation avec la personne aidée est tendue ou que la maladie nuit à la communication. C’est ici que l’entourage et les ressources existantes deviennent de bons alliés. Une conseillère du service Info-aidant, par exemple, pourra vous écouter et voir avec vous comment aborder le sujet.  

De plus, n’hésitez pas à partager vos inquiétudes avec les professionnels de la santé et des services sociaux. Parfois, c’est le langage que les professionnels utilisent qui peut être plus ou moins compliqué et nuit à la compréhension du message. Le fait de prendre le temps de poser des questions – que l’on peut préalablement avoir notées sur papier – vous permettra de mieux comprendre et, ce faisant, vous rassurera.

Lorsque l’on s’exprime, que l’on fait part de nos sentiments et de nos émotions, parler au « je » demeure le meilleur moyen pour faire passer son message. Impliquer l’aidé (quand c’est possible) ou l’entourage dans les stratégies à trouver peut aussi vous aider à alléger vos inquiétudes et à voir différemment certaines situations stressantes. Voici quelques exemples :

  • « Je suis inquiète concernant cette opération. Je ne suis pas certaine d’avoir bien compris tout ce que le médecin a dit. Qu’as-tu compris, toi? Aimerais-tu que l’on fasse une liste de nos questions? »
  • « Je pense souvent à toi quand je suis au travail, car j’ai peur que l’escalier soit un trop grand risque de chute. J’ai à cœur ton bien-être, et je ne voudrais surtout pas que tu te fasses mal. Qu’est-ce que nous pourrions faire pour apaiser mes craintes et m’assurer que tu es en sécurité dans ta maison, dans laquelle tu veux rester le plus longtemps possible? »
  • « La maladie évolue rapidement. Cela m’inquiète beaucoup, car je vais devoir réorganiser mon horaire de travail. Sans oublier les enfants... Comment pouvons-nous nous préparer pour ce qui s’en vient? »

Devenir proche aidant est un parcours qui peut être déroutant à un moment ou à un autre et changer une vie du tout au tout. Avec un rôle aussi complexe, qui parfois s’accompagne de montagnes russes d’émotions, les proches aidants ont le droit de se poser des questions, de s'arrêter un moment, de se réorganiser et surtout de demander du soutien. N’hésitez pas à faire appel aux ressources du milieu pour vous soutenir et bien vous outiller.