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SOUTENIR UN PROCHE VIVANT AVEC UNE MALADIE MENTALE

Le 28 janvier 2019

Constatons qu'à la fin de janvier, beaucoup d’efforts ont été déployés afin de démystifier et promouvoir la santé mentale. Lorsqu’un diagnostic tombe, tout un univers est chamboulé : le doute trouve une réponse, mais quel impact!


Cependant, la maladie mentale n’est pas une fatalité ! Pour une personne qui vit avec un problème de santé mentale, on vise le rétablissement et ce, peu importe l’âge.

L’on entend par « maladie ou problème de santé mentale » l’une des cinq maladies suivantes : la schizophrénie, le trouble bipolaire, la dépression, l’anxiété et les TOC (troubles obsessionnels-compulsifs) ainsi que le TPL (trouble de la personnalité limite). En santé mentale, une distinction se fait entre le concept plus englobant de « membres de l’entourage » que l’appellation de proches aidants. En effet, proche aidant est souvent perçu comme désignant quelqu’un qui prend soin d’une personne en perte d’autonomie, majoritairement d’ordre physique ou cognitif. Or, pour une personne qui vit avec un problème de santé mentale, on vise le rétablissement en dépit des années.

Car même pour une personne aînée, il est possible de viser le rétablissement au niveau de sa santé mentale même si pour d’autres sphères de sa vie, il pourrait y avoir perte d’autonomie. Rétablissement peut signifier guérison, si on prend l’exemple de certaines formes de dépression mais aussi, surtout, cela signifie l’adaptation de la personne atteinte à sa condition de santé mentale ainsi que la stabilisation de ses symptômes, lui permettant de mener une existence satisfaisante.

QUOI FAIRE ET NE PAS FAIRE

Bien qu’il soit impossible de résumer en quelques lignes, tout ce qu’il est envisageable de faire ou de ne pas faire, voici quelques pistes de solution pour les membres de l’entourage : 

  • Avoir une conversation franche et ouverte avec votre proche au sujet de sa maladie (diagnostiquée ou non), de son vécu. Il va être important de choisir un moment propice à la conversation et de respecter son rythme. Il se peut qu’il refuse d’en parler de prime abord.
  •  Demander à la personne si elle a besoin d’aide dans certaines sphères de sa vie. Si oui, voyez quelles sont les tâches que vous pouvez faire de façon réaliste, en respectant vos limites, et quelles tâches pourraient être confiées à d’autres personnes de l’entourage. Un conseil de famille, d’amis, pourrait être une bonne idée.
  • Veiller à sa propre santé en définissant des critères objectifs par rapport à votre sommeil, votre alimentation, votre niveau d’énergie, votre humeur et quoi faire dans le cas où un ou plusieurs de ces critères font défaut : se confier à un(e) ami(e), une promenade dans la nature, contacter une association de membres des environs, consulter son médecin…
  • Voir si certaines tâches peuvent être confiées à la communauté : le pilulier peut être préparé par le pharmacien, on peut faire appel à un taxi, etc.
  • Valider régulièrement les besoins du proche : peut-être avait-il besoin d’aide pour la préparation de ses repas lors d’un moment où il était particulièrement désorganisé mais, une fois stabilisé, il est capable de reprendre cette tâche pour lui-même. Il est essentiel de ne pas « sur-aider », qui revient à infantiliser. Le sentiment d’accomplissement d’un être humain passe par sa capacité à répondre.
  • Faire preuve de bienveillance et de lâcher-prise tant envers votre proche qu’envers vous-même.

Sources

Par Kathy Guilhempey, chargée de projet en communication, projet PROCHE EN TOUT TEMPS,
une initiative soutenue financièrement par l’Appui Mauricie.