Le rôle de proche aidant
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Gérer le sentiment de culpabilité

Vous êtes-vous déjà senti coupable dans votre rôle de proche aidant? Sachez qu’il s’agit d’un sentiment normal, vécu à différents degrés par la plupart des personnes proches aidantes à un moment ou à un autre durant leur parcours. Toutefois, il est préférable qu’il ne prenne pas trop d’importance dans votre quotidien, puisqu’il pourrait alourdir votre charge mentale.

Le sentiment de culpabilité peut apparaître lorsque vous ne faites pas la tâche demandée immédiatement ou encore lorsque vous ne rendez pas visite à votre proche aussi souvent qu’il le souhaite. Il peut aussi survenir lorsque vous prenez la décision de déléguer certaines tâches, lorsque vous pensez à l’hébergement de votre proche ou lorsque vous ne pouvez plus tenir une promesse. En fait, on se sent coupable lorsqu’on a l’impression d’être responsable d’un acte répréhensible ou encore lorsqu’il existe un déséquilibre entre nos comportements et nos valeurs. Ce sentiment peut non seulement mener à l’épuisement et à la dépression, mais il peut aussi vous enlever le désir de continuer à jouer ce rôle.


Reconnaître son sentiment de culpabilité

Ressentir de la culpabilité peut être un levier de changement ou, à l’inverse, avoir des conséquences. Un premier pas pour faire diminuer ce sentiment est de le reconnaître et d’explorer ce qui l’a fait naître. Par exemple, s’agit-il d’un comportement que vous avez eu, d’une action que vous avez reportée ou omise? En étant attentif à la cause, vous pourrez déterminer vos valeurs et agir sur celles-ci. Il est intéressant de se poser des questions sur notre sentiment de culpabilité, afin de mieux le comprendre et apporter les changements qui s’imposent, si vous le souhaitez.

  

Apporter un changement

Comment faire pour trouver un juste équilibre entre vos propres besoins et ceux de votre proche? Prenez le temps de peser le pour et le contre avant de prendre une décision. Pour vous sentir moins coupable, vous pouvez également songer aux bonnes actions que vous avez faites dans le passé. Si elles ont un effet positif sur vous, sur votre ressenti et votre perception, elles pourraient constituer une référence et vous guider dans votre changement en regard de ce sentiment.

 

Exemple concret

Vous ne répondez pas au téléphone alors que vous savez que la personne dont vous prenez soin est au bout du fil? Vous vous sentez coupable. En examinant votre comportement de plus près, vous constatez que vous n’avez pas répondu parce que vous étiez absorbé par une tâche ménagère, et que vous vouliez la terminer avant de partir pour votre rendez-vous, afin d’avoir l’esprit tranquille. Toutefois, vous êtes préoccupé, et vous vous demandez si votre proche est correct. Vous décidez de l’appeler à votre retour. Le lendemain, la situation se reproduit, et vous n’êtes toujours pas en mesure de répondre. La culpabilité revient. Puisque vous ne souhaitez pas revivre perpétuellement cette situation, vous décidez d’aborder le sujet avec votre proche. Vous vous souvenez que vous avez déjà demandé à vos enfants de laisser des messages et que cela avait réduit votre niveau de stress et de culpabilité. Vous décidez d’appliquer cette demande de changement à votre situation de proche aidance. Lorsque vous êtes pressé, il est préférable que votre proche laisse un message dans la boîte vocale. Vous pourrez ainsi déterminer l’urgence du cas et rappeler rapidement votre proche, si nécessaire.

 

Il est possible de participer à des ateliers thématiques, à des conférences, à des groupes de soutien ou, encore, de consulter un intervenant en soutien psychosocial, si vous en sentez le besoin.

N’hésitez pas à communiquer avec notre équipe de conseillers aux proches aidants d’aînés, au 1 855 852-7784, ou par courriel, à info-aidant@lappui.org, pour du soutien ou des références.


Sources