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Sexualité et pertes cognitives

Au travers des différentes étapes de la vie d’un couple, nous pouvons être confrontés à des défis concernant la sexualité. Dans le présent article, différents enjeux liés à la sexualité lorsque l'un des partenaires a des pertes cognitives seront discutés ainsi qu'une recommandation.

Pour une personne proche aidante, conjuguer les pertes cognitives de son partenaire avec le maintien d’une activité sexuelle est un sujet délicat. Le désir, l’intimité sont des besoins naturels qu’il est important de formuler.


Impacts des pertes cognitives

La question de la sexualité d’un couple lorsqu’un des deux partenaires a des pertes cognitives constitue un enjeu important. Le maintien de l’intimité du couple peut être central pour plusieurs personnes. L’enjeu est par contre sujet à un double tabou : celui de la sexualité active chez les personnes âgées et celui de la sexualité en contexte de pertes cognitives.

Pourtant, les désirs sexuels, soit une envie de contact sexuel, ne disparaissent pas simplement parce qu’on vieillit ou qu’on a des pertes cognitives. Au contraire, au début des pertes cognitives, les désirs sexuels pourraient augmenter. Par contre, les comportements qui répondent à ses désirs peuvent changer. Au-delà des changements normaux liés au vieillissement, il faut avoir conscience que les pertes cognitives peuvent altérer la sexualité. Chez les femmes, les pertes cognitives entraîneraient des dysfonctions sexuelles majoritairement à cause de troubles émotionnels et comportementaux. Chez les hommes, les dysfonctions sexuelles sont souvent liées à des difficultés érectiles. Les deux partenaires du couple peuvent également être confrontés à de multiples autres difficultés, ce qui serait tout à fait normal.

 

Maintenir ou non la sexualité

Avoir des pertes cognitives ne signifie pas qu’il faille cesser toute activité sexuelle. Si vous avez maintenu jusqu’à présent une vie sexuelle active avec votre proche, la présence de rapports sexuels répond manifestement à vos besoins à vous, mais également à ceux de votre partenaire. Pourquoi alors priver subitement les deux parties de quelque chose qui répondait à un besoin? Il n’y a pas d’interdits à maintenir une vie sexuelle active entre deux partenaires, malgré la présence de pertes cognitives. Des adaptations peuvent cependant être nécessaires.

 

Pistes de solution

Si la sexualité demeure importante pour un individu, l’épanouissement de cette sphère est essentiel pour un épanouissement personnel et une bonne estime de soi. Une recommandation serait d’avoir une conversation ouverte sur le sujet avec votre partenaire. Amorcer une discussion sur la sexualité avec un partenaire, qu’il soit atteint de pertes cognitives ou non, n’est pas une tâche simple, particulièrement si le sujet a très peu été abordé dans le passé. Si vous souhaitez aller plus en profondeur, diverses spécialistes (psychologues, sexologues, thérapeutes en relation conjugale) peuvent vous outiller en fonction de vos besoins. Vous avez certainement su vous adapter dans le passé, alors pourquoi ne seriez-vous plus capable de le faire?

Pensez également qu’il y a plusieurs façons d’assouvir des désirs sexuels : le touché, les caresses, les baisers. Il ne faut également jamais perdre de vue la notion de consentement. L’autonomie et le respect de la personne, particulièrement en contexte de perte cognitive, sont importants.

Il est possible pour les conseillers et conseillères du service Info-aidant de vous offrir une oreille empathique, du soutien et des références. Si vous ressentez le besoin d’être écouté ou si vous souhaitez échanger sur la problématique, nous sommes là pour vous. Vous pouvez nous rejoindre au 1 855 852-7784, ou par courriel, à info-aidant@lappui.org.


Sources