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Aider un proche qui a des idées suicidaires

Le 10 septembre 2020

En tant que personne proche aidante, il est possible que vous soyez confronté, à un moment ou à un autre, aux idées suicidaires de la personne dont vous prenez soin. Où trouver du soutien et comment aborder la situation?


1 866 APPELLE (1 866 277-3553)

Réaliser que quelqu'un de votre entourage songe au suicide peut être source d'émotions inconfortables, comme de l'anxiété, de la tristesse ou de la peur, mais il est primordial de ne pas rester seul avec vos inquiétudes. Des professionnels sont là pour vous soutenir.

Si vous ou votre proche êtes en détresse, n'hésitez pas à appeler la ligne dédiée de l'Association québécoise de prévention du suicide (AQPS). Des intervenants et intervenantes sont disponibles pour vous aider, 24 h par jour et 7 jours sur 7. Cette ligne sans frais est disponible partout au Québec: 1 866 277-3553.

Toutefois, si vous pensez qu'il y a un danger immédiat pour vous ou pour votre proche, composez sans attendre le 911.

S'outiller pour mieux comprendre

Les facteurs qui peuvent amener une personne à vouloir s’enlever la vie sont variés, mais leur point commun est qu’ils font vivre à la personne un sentiment de « détresse insupportable, une perte d’espoir et de sens à sa vie ». En d'autres mots, elle se sent devant une impasse et a l'impression d'être impuissante face à sa souffrance. C'est sur ce sentiment d'impuissance qu’il est possible d’agir pour l’aider.

Pour savoir comment aborder la situation, consultez les sections Comprendre et Aider un proche du site de l'AQPS.

Les signes avant-coureurs

Dans la majorité des cas, une personne qui prévoit mettre fin à ses jours manifestera son intention à son entourage par des indices et par des comportements. Si vous reconnaissez ces signe avant-coureurs chez votre proche, demandez rapidement du soutien:

1. Les messages directs et indirects : La personne parle de son intention de se suicider explicitement ou de façon ambiguë, en parlant de mort, de sentiment d’écœurement ou d’essoufflement. 

2. Les indices comportementaux : L’attitude de la personne peut changer. Elle peut, par exemple, se départir d’objets significatifs, s’isoler, mettre en ordre ses affaires (règlement de conflit, testament, etc.), changer ses habitudes, ou encore présenter un intérêt pour les choses morbides.

3. Les indices émotionnels : La personne peut présenter un désintérêt général, une perte de désir, une grande tristesse, une agressivité, un découragement, des émotions contradictoires et changeantes, des sautes d’humeur ou de l’anxiété.

4. Les indices cognitifs : La personne peut avoir plus de difficulté que d’habitude à se concentrer, être incohérente (p.ex. confusion du discours), ne plus avoir de motivation, présenter des pertes de mémoire ou avoir de la difficulté à prendre des décisions.

5. Les symptômes de la dépression : On peut croire qu’il y a dépression quand on a remarqué la présence depuis plus de deux semaines de cinq des symptômes suivants : humeur dépressive, grande tristesse, diminution de l’intérêt et du plaisir, perte ou gain de poids, troubles du sommeil, fatigue, perte d’énergie, agitation ou lenteur, sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, difficulté à se concentrer, indécision ou pensées suicidaires.

Besoin d’aide pour vous ou votre proche?

  • La ligne de l’Association québécoise de prévention du suicide est disponible 24h sur 24 et 7 jours sur 7, partout au Québec: 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) 
  • Pour faire le point sur une situation difficile ou pour trouver des ressources dans votre région, composez le 811 puis choisissez l’option Info-Social
  • S’il y un danger immédiat, composez le 911